Coques coulées au large de Sein, l’armateur à nouveau mis en demeure

Le Maersk Searcher, l'un des bateaux qui a sombré au large de l'île de Sein en décembre 2016 / © Jtashipphoto

Mercredi 1er mars, la préfecture maritime de l’Atlantique a demandé à Maersk Supply Service, l’armateur des deux coques  ayant fait naufrage au large de l’île de Sein, de prendre des mesures complémentaires d’analyse et d’investigation du contenu de certaines cuves,

(Source FR3 Bretagne)    Bretagne

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Mercredi 1er mars, la préfecture maritime de l’Atlantique a adressé une nouvelle mise en demeure à l’armateur danois Maersk Supply Service, suite au naufrage de deux de ses coques en décembre dernier, à 120 kilomètres au large de l’île de Sein.

La préfecture demande la surveillance de ces coques pendant les trois prochaines années, alors qu’elles sont toujours présentes en milieu marin. Selon les résultats, le pompage des cuves pourra être demandé à l’armateur. 

Plusieurs mesures demandées
La première échéance pour l’armateur, ce sera en août 2017.  Il devra en effet procéder à l’analyse par prélèvement du contenu des cuves M24 et M25 du Maersk Searcher, afin de déterminer l’éventuelle présence d’hydrocarbures, d’eaux de ballast et de sédiments. 

Dans le communiqué la préfecture précise, qu’il faudra :

  • procéder à des investigations sur deux autres cuves du Maersk Searcher et cinq cuves du Maersk Shipper pour déterminer la nature et la quantité des hydrocarbures qu’elles peuvent recéler et qui représenteraient un danger pour l’environnement
  • procéder à une évaluation de l’état du milieu sous-marin environnant dans un rayon de 50 m autour des deux épaves durant une période de 3 ans, à raison d’une évaluation par semestre ;
  • procéder à des investigations sous-marines sur l’état des épaves, identiques à celles menées suite à la mise en demeure du 04 janvier 2017, durant les périodes estivales 2017, 2018 et 2019.
En décembre dernier, deux navires appartenant à la compagnie danoise Maersk, destinés à la déconstruction et se dirigeant vers la Turquie, sombraient dans le Finistère
A la suite de ce naufrage, la présence de produit polluant, du fioul lourd avait bien été confirmé par la préfecture maritime de l’Atlantique. Les associations de protection de l’environnement tiraient également la sonnette d’alarme. 

Des investigations ont depuis été menées, des contrôles réalisés. Suite à une première mise en demeure, l’armateur a fourni à la préfecture maritime de l’Atlantique les différents documents demandés (certificats de remorquage, passeports verts et plans détaillés des deux coques) et a affrété le navire de soutien polyvalent Jif Surveyor afin de procéder, les 30 et 31 décembre, à la relocalisation précise des deux coques. Aucune fuite n’a été constatée, mais la préfecture rappelait qu’à terme, le risque de pollution à l’hydrocarbure était réelle.

Une seconde mise en demeure du préfet maritime de l’Atlantique a été diffusée le 04 janvier demandant à l’armateur de procéder à une investigation approfondie des deux épaves afin de déterminer précisément la nature des dommages subis et leur état. L’armateur s’y est conformé en affrétant le navire spécialisé JIF XPLORER disposant d’un ROV adapté pour cette mission. Les investigations complémentaires ont été réalisées les 20 et 21 janvier 2017. Le mercredi 15 février 2017, l’armateur a remis à la préfecture maritime de l’Atlantique le rapport issu de ces investigations. Ce rapport montre que les épaves sont posées sur le flan, sur un fond sableux et plat. Elles ont subi des dommages conséquents, notamment sur leur avant, consécutifs au choc avec le fond marin. Aucune fuite d’hydrocarbure n’a été observée à cette occasion.

Les vols d’observation réalisés par les aéronefs de la Marine nationale et des Douanes françaises ont fait état à plusieurs reprises de la présence d’irisations qui, sous l’effet du brassage naturel de la mer, se sont rapidement dispersées. Les dernières irisations ont été observées les 16 février ainsi que les 7 et 8 janvier.

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